Interprétariat : barbarisme ou non ?

Parmi les professionnels francophones travaillant dans le domaine des langues et de la traduction, il existe un débat par rapport à l’utilisation du terme ”interprétariat”. Certains considèrent ce terme un barbarisme et ils utilisent, à sa place, le mot “interprétation”.

Le terme “interprétariat” est bien présent dans Le Petit Robert :
interprétariat [??t??p?eta?ja] nom masculin
étym. 1890 ? de interprète
Fonction, carrière d’interprète (2°). École d’interprétariat.

Le Collins-Robert donne deux résultats pour le mot anglais “interpreting” : “interprétariat” suivi de “interprétation” :

interpreting [?n't??pr?t??] noun
“profession” ? interprétariat m, ? interprétation f

Par ailleurs, les expressions “école d’interprétariat” et “cours d’interprétariat” sont beaucoup utilisés :

Bien sûr, “interprétation” et “cours d’interprétation” le sont aussi, mais leur utilisation hors contexte est ambiguë. Par exemple, l’expression “cours d’interprétation” s’utilise aussi dans le monde de la musique et du théâtre.

Il semble que l’utilisation du terme “interprétariat” ait gagné du terrain afin de clarifier cette ambiguïté. Qu’en pensez-vous ? Laissez-nous vos commentaires…

Les industries de la langue et l’Union européenne

La Commission européenne vient de publier l’étude, “Taille du secteur des langues dans l’Union européenne“, qui dresse un état des lieux des industries de la langue à l’échelle européenne. Tous les aspects de cette industrie sont concernés : traduction, interprétation, localisation et internationalisation, sous-titrage et doublage, outils de technologie linguistique, organisation de conférences multilingues et enseignement des langues. De l’étude en ressort le constat que cette industrie par rapport à d’autres domaines d’activités a moins souffert de la crise économique et que son chiffre d’affaires en Europe devrait progresser de 10% par an dans les années à venir.

Pour présenter cette étude, vendredi 27 novembre la Direction générale de la traduction tenait à Bruxelles une conférence, diffusée également en ligne. Tous ceux qui n’ont pas pu y assister pourront la visionner prochainement sur le portail Webcast de la commission.